L'Académie des Sensibles
L'Académie des Sensibles
Suis-je hautement sensible,
ou est-ce que j'invente tout ça ?
Ce que dit vraiment la science
Suis-je hautement sensible,
ou est-ce que j'invente tout ça ?
Ce que dit vraiment la science
Par Christine Desse
Par Christine Desse
Un jour, une cliente m'a dit une phrase qui résume à elle seule pourquoi cet article existe. Elle m'a regardée et elle m'a dit "j'ai l'impression que je me raconte des histoires, que ce n'est pas réel." Cette phrase, je l'ai entendue sous mille formes différentes depuis que j'accompagne des personnes hautement sensibles et à chaque fois, ma réponse commence par le même mot : non.
Un jour, une cliente m'a dit une phrase qui résume à elle seule pourquoi cet article existe. Elle m'a regardée et elle m'a dit "j'ai l'impression que je me raconte des histoires, que ce n'est pas réel." Cette phrase, je l'ai entendue sous mille formes différentes depuis que j'accompagne des personnes hautement sensibles et à chaque fois, ma réponse commence par le même mot : non.
Points saillants
Points saillants
→ La haute sensibilité est un trait étudié scientifiquement depuis les années 1990, notamment par la chercheuse Elaine Aron.
→ Selon les études internationales, entre 15 et 20 pourcent de la population serait concernée, alors qu'en francophonie on parle plus souvent d'une fourchette de 25 à 30 pourcent.
→ La science ne change pas ce que tu ressens, mais elle change la façon dont on te regarde et dont tu te regardes toi-même.
→ Ce n'est pas une mode récente, même si elle en a l'apparence sur les réseaux sociaux, et l'important n'est pas l'étiquette mais ce que tu en fais.
→ La haute sensibilité est un trait étudié scientifiquement depuis les années 1990, notamment par la chercheuse Elaine Aron.
→ Selon les études internationales, entre 15 et 20 pourcent de la population serait concernée, alors qu'en francophonie on parle plus souvent d'une fourchette de 25 à 30 pourcent.
→ La science ne change pas ce que tu ressens, mais elle change la façon dont on te regarde et dont tu te regardes toi-même.
→ Ce n'est pas une mode récente, même si elle en a l'apparence sur les réseaux sociaux, et l'important n'est pas l'étiquette mais ce que tu en fais.
Ce que la recherche dit vraiment
sur la haute sensibilité
Ce que la recherche dit vraiment
sur la haute sensibilité
La haute sensibilité n'est pas sortie de nulle part et elle n'est pas née sur les réseaux sociaux, même si c'est souvent l'impression qu'on peut avoir aujourd'hui. C'est la psychologue américaine Elaine Aron qui a commencé à étudier ce trait dans les années 1990, en le nommant sensory processing sensitivity, un mode de traitement plus profond des informations sensorielles et émotionnelles. Ses travaux ont ensuite été prolongés par d'autres chercheurs, notamment Michael Pluess et Francesca Lionetti, qui ont proposé un modèle un peu plus nuancé avec trois profils, les orchidées, les pissenlits et les tulipes, selon le degré de sensibilité de chacun à son environnement.
Concrètement, les études internationales situent généralement le trait autour de 25 % de la population. ; on parle de plusieurs centaines de millions, voire de près de deux milliards de personnes dans le monde si on prend la fourchette haute. Ce n'est donc pas un détail marginal. C'est une part importante de l'humanité qui fonctionne avec ce mode de traitement plus intense.
La haute sensibilité n'est pas sortie de nulle part et elle n'est pas née sur les réseaux sociaux, même si c'est souvent l'impression qu'on peut avoir aujourd'hui. C'est la psychologue américaine Elaine Aron qui a commencé à étudier ce trait dans les années 1990, en le nommant sensory processing sensitivity, un mode de traitement plus profond des informations sensorielles et émotionnelles. Ses travaux ont ensuite été prolongés par d'autres chercheurs, notamment Michael Pluess et Francesca Lionetti, qui ont proposé un modèle un peu plus nuancé avec trois profils, les orchidées, les pissenlits et les tulipes, selon le degré de sensibilité de chacun à son environnement.
Concrètement, les études internationales situent généralement le trait autour de 25 % de la population. ; on parle de plusieurs centaines de millions, voire de près de deux milliards de personnes dans le monde si on prend la fourchette haute. Ce n'est donc pas un détail marginal. C'est une part importante de l'humanité qui fonctionne avec ce mode de traitement plus intense.
Je le dis souvent et je le pense vraiment : la recherche ne change rien à ce que tu vis au quotidien. Elle ne rend pas une journée bruyante plus douce, elle ne t'empêche pas de pleurer devant un film que personne d'autre ne trouve triste. Par contre, elle change complètement la valeur qu'on accorde à ce vécu.
Sans la recherche, n'importe qui pourrait te dire que tu inventes tout ça, que c'est dans ta tête, que tu en fais trop. Avec elle, tu as quelque chose de solide à poser sur la table. Ce n'est plus une impression, c'est un trait documenté, observé, mesuré. Et pour moi, c'est exactement là que la science devient utile : elle ne définit pas qui tu es, mais elle te protège contre le doute que les autres, ou toi même, pourraient semer..
Je le dis souvent et je le pense vraiment : la recherche ne change rien à ce que tu vis au quotidien. Elle ne rend pas une journée bruyante plus douce, elle ne t'empêche pas de pleurer devant un film que personne d'autre ne trouve triste. Par contre, elle change complètement la valeur qu'on accorde à ce vécu.
Sans la recherche, n'importe qui pourrait te dire que tu inventes tout ça, que c'est dans ta tête, que tu en fais trop. Avec elle, tu as quelque chose de solide à poser sur la table. Ce n'est plus une impression, c'est un trait documenté, observé, mesuré. Et pour moi, c'est exactement là que la science devient utile : elle ne définit pas qui tu es, mais elle te protège contre le doute que les autres, ou toi même, pourraient semer..
e me souviens d'une séance avec une cliente que j'appellerai Léa. Elle venait de traverser plusieurs années où on lui répétait qu'elle en faisait trop, qu'elle réagissait de façon disproportionnée, qu'elle devrait apprendre à se blinder. Ce jour-là, je lui ai parlé des travaux d'Elaine Aron et du modèle de Pluess et Lionetti, en lui expliquant que ce qu'elle vivait avait été observé et étudié chez des centaines de milliers de personnes à travers le monde.
Elle s'est mise à pleurer, mais pas de tristesse. C'était un pleur de soulagement, presque de libération. Elle m'a dit une phrase que je n'ai jamais oubliée. "Ce n'est pas dans ma tête, c'est dans mon corps, et c'est normal." Ce jour-là, quelque chose a changé pour elle. Pas sa sensibilité en elle-même, elle était là depuis toujours, mais sa relation avec elle. Dans les semaines qui ont suivi, je l'ai vue devenir plus sûre d'elle, plus confiante dans ses choix, moins dans la justification permanente de ses réactions.
Je me souviens d'une séance avec une cliente que j'appellerai Léa. Elle venait de traverser plusieurs années où on lui répétait qu'elle en faisait trop, qu'elle réagissait de façon disproportionnée, qu'elle devrait apprendre à se blinder. Ce jour-là, je lui ai parlé des travaux d'Elaine Aron et du modèle de Pluess et Lionetti, en lui expliquant que ce qu'elle vivait avait été observé et étudié chez des centaines de milliers de personnes à travers le monde.
Elle s'est mise à pleurer, mais pas de tristesse. C'était un pleur de soulagement, presque de libération. Elle m'a dit une phrase que je n'ai jamais oubliée. "Ce n'est pas dans ma tête, c'est dans mon corps, et c'est normal." Ce jour-là, quelque chose a changé pour elle. Pas sa sensibilité en elle-même, elle était là depuis toujours, mais sa relation avec elle. Dans les semaines qui ont suivi, je l'ai vue devenir plus sûre d'elle, plus confiante dans ses choix, moins dans la justification permanente de ses réactions.
On me pose souvent la question, et je préfère y répondre franchement plutôt que de tourner autour. Oui, la haute sensibilité est un sujet à la mode en ce moment, un peu comme le TDAH ou l'autisme le sont devenus sur les réseaux sociaux ces dernières années. Le haut potentiel intellectuel a connu le même effet il y a quelques années, avant de redescendre en popularité.
Je pense que oui, en quelques questions bien choisies, on peut effectivement repérer une tendance chez quelqu'un. Mais je ne crois pas que ce soit ça, le vrai sujet. Ce qui compte, ce n'est pas de connaître son étiquette par cœur ni de la porter comme une carte d'identité. Ce qui compte, c'est ce que tu fais de ta sensibilité une fois que tu la comprends. Est ce qu'elle reste un poids que tu traînes, ou est ce qu'elle devient une alliée, une force sur laquelle tu peux t'appuyer pour t'épanouir et avancer vers ce que tu veux vraiment.
On me pose souvent la question, et je préfère y répondre franchement plutôt que de tourner autour. Oui, la haute sensibilité est un sujet à la mode en ce moment, un peu comme le TDAH ou l'autisme le sont devenus sur les réseaux sociaux ces dernières années. Le haut potentiel intellectuel a connu le même effet il y a quelques années, avant de redescendre en popularité.
Je pense que oui, en quelques questions bien choisies, on peut effectivement repérer une tendance chez quelqu'un. Mais je ne crois pas que ce soit ça, le vrai sujet. Ce qui compte, ce n'est pas de connaître son étiquette par cœur ni de la porter comme une carte d'identité. Ce qui compte, c'est ce que tu fais de ta sensibilité une fois que tu la comprends. Est ce qu'elle reste un poids que tu traînes, ou est ce qu'elle devient une alliée, une force sur laquelle tu peux t'appuyer pour t'épanouir et avancer vers ce que tu veux vraiment.
Le vrai sujet n'est pas l'étiquette
Le vrai sujet n'est pas l'étiquette
C'est là que beaucoup de personnes hautement sensibles restent bloquées. Elles connaissent le concept, elles ont lu les livres, elles se reconnaissent dans chaque description. Par contre, elles n'ont toujours pas trouvé comment vivre avec cette sensibilité au quotidien, comment la faire travailler pour elles plutôt que contre elles. Savoir qu'on est hautement sensible, c'est une porte d'entrée, ce n'est pas une destination.
C'est là que beaucoup de personnes hautement sensibles restent bloquées. Elles connaissent le concept, elles ont lu les livres, elles se reconnaissent dans chaque description. Par contre, elles n'ont toujours pas trouvé comment vivre avec cette sensibilité au quotidien, comment la faire travailler pour elles plutôt que contre elles. Savoir qu'on est hautement sensible, c'est une porte d'entrée, ce n'est pas une destination.
La science ne t'explique pas qui tu es, elle confirme que tu n'inventes rien et une fois que cette confirmation est là, la vraie question devient différente. Ce n'est plus "est ce que c'est réel", mais "qu'est ce que je fais maintenant avec ce que je sais de moi."
Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, je te pose la question à toi aussi : où en es tu, entre le fait de connaître ta sensibilité et le fait de vraiment vivre avec elle ?
La science ne t'explique pas qui tu es, elle confirme que tu n'inventes rien et une fois que cette confirmation est là, la vraie question devient différente. Ce n'est plus "est ce que c'est réel", mais "qu'est ce que je fais maintenant avec ce que je sais de moi."
Si tu te reconnais dans ce que je viens de décrire, je te pose la question à toi aussi : où en es tu, entre le fait de connaître ta sensibilité et le fait de vraiment vivre avec elle ?
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Christine Desse est coach de vie, conférencière, formée à la haute sensibilité, la naturopathie, à la théorie polyvagale et à l'EFT. Elle est l'auteure de Intensément vivant et créatrice de l'oracle des âmes sensibles. Elle a fondé l'Académie des Sensibles, un espace dédié à l'accompagnement des personnes hautement sensibles à travers le coaching, les formations en ligne, les conférences et les randonnées de reconnexion en nature.
Christine Desse est coach de vie, conférencière, formée à la haute sensibilité, la naturopathie, à la théorie polyvagale et à l'EFT. Elle est l'auteure de Intensément vivant et créatrice de l'oracle des âmes sensibles. Elle a fondé l'Académie des Sensibles, un espace dédié à l'accompagnement des personnes hautement sensibles à travers le coaching, les formations en ligne, les conférences et les randonnées de reconnexion en nature.
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